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  BEST OF de l’été : "France- Finlande : les jeunes sourds font un échange"  
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par Marylène CHARRIERE
Rediffusions des articles archivés pour le plaisir de voir et revoir.

1- 1ère partie : Echange en langues

Les 2 élèves sourds des classes bilingues toulousaines avec leurs professeurs avaient visité en avril 2004 une école bilingue finlandaise située à Helsinki. Cette école, tout comme celle de Toulouse, pratique l’enseignement aux élèves sourds et malentendants en langue des signes. Suite à cette visite, c’était au tour des français de recevoir 20 personnes de Finlande. 17 élèves de 14 et 15 ans (et donc approximativement du même age que les collégiens toulousains) et 3 professeurs (dont 2 entendants) ont atterri en France. Des premiers contacts, quelque peu timides, se sont mis en place. Tous n’ont pas eu tout de suite une communication aisée avec des sourds étrangers . Note du traducteur : les échanges, non traduits intégralement, portent sur la présentation des élèves... nous invitons les lecteurs à se concentrer sur la version en langue des signes « iconiques » pour comprendre les échanges

Mary Laurent : « Hello les toulousains ! voici les finlandais qui doivent venir chez vous. Allez, faites un petit effort, et préparez vous à leur venue ! »

2- 2ème partie : Echange en langues

Sigrit Steuperaert, qui a organisé les échanges avec élèves finlandaises d’année précédente tout comme ceux de cette année, nous présente son association toulousaine « Sign’loisirs » . Elle nous racontera l’histoire et les objectifs de son association. Nous pourrons également voir les premiers contacts entre groupes de France et de Finlande lorsque tout le monde se présente.

Sirgit Steuperaert :

-"C’est en 2000 que tout a commencé. Toutes deux professeurs d’anglais, Mary Laurent et moi avons eu l’idée de mettre en place des échanges culturels et pédagogiques avec autres pays d’Europe. Les classes toulousaines en Langue des Signes sont toutes petites en effectif. C’est pourquoi cela nous a semblé important de développer des échanges avec des écoles de même genre. Pour débuter on a choisi la Finlande car ce pays nordique est très en avance sur ce sujet. A notre avis, c’était bien pour commencer. Avec les soutiens financiers du collège, de l’association Iris et d’autres, un petit groupe a pu partir en Finlande l’année dernière. En fait, il n’y avait à cette époque que deux élèves. Je sais que c’est peu mais bon... Par chance, nous avons pu obtenir un financement complémentaire pour le voyage de deux jeunes filles adultes : Julia Pelhate et Juliette Dalle. De ce fait, nous sommes allées toutes ensemble en Finlande.

On a visité Helsinki d’abord. Ensuite nous sommes allées dans une autre ville où nous avons visité une école pour sourds identique à celle de Toulouse. Oh, c’est bien organisé pour les Sourds là-bas ! Il y avait également une maison de retraite pour sourds dans la même ville ! La visite nous a vraiment étonnées surtout lorsqu’on nous a dit qu’il y avait au total 8 maisons de retraite pour sourds en Finlande. On a beaucoup aimé ce voyage. On a espéré très fortement pouvoir faire venir un groupe des élèves finlandais ici à Toulouse.

17 élèves finlandais sont finalement venus en France avec leurs 3 professeurs et vont rester à Toulouse 4 jours. Espérons que, par la suite, les contacts continueront, pour des vacances par exemple ou pour des échanges pédagogiques. Grâce à ces visites les élèves ont pu améliorer leur expression en LS, découvrir les autres sourds. Je compte continuer ces actions avec Finlande mais aussi avec d’autres pays d’Europe."

3- 3ème partie : Echange en langues

Note du traducteur : Les échanges filmés pendant le reportage ne sont pas traduits dans leur intégralité. Sur certaines images, vous pouvez voir une double expression. Un locuteur s’exprime dans sa langue des signes nationales, et il est repris en langue des signes « iconiques » pour être compris par tous les locuteurs.

4- 4ème partie : Echange en langues

Les présentations de chacun, les échanges et les adaptations à la langue des signes « étrangère » ont été au programme du premier jour de la rencontre franco-finlandaise. C’est ainsi que nous pouvons observer les 3 professeurs finlandais et Mary Laurent (professeur toulousaine) en train de faire connaissance et d’effectuer quelques apprentissages en langue de l’autre pays.

Mary Laurent :

-« Toulouse se signe comme une brique car il y a beaucoup de bâtiments toulousaines qui sont construits de ce matériel »

5- 5ème partie : Echange en langues

Encore un évènement lors de premier jour de visite : proviseur de collège est venue saluer les visiteurs. Comme il est entendant et s’est exprime en oral un interprète professionnel était bien sûr présent. Mais l’interprète signait en LSF et les finlandais n’ont pas pu capter tout. Regardez comment ce petit problème a été résolu.

Note du traducteur : Le proviseur exprime sa joie de voir les visiteurs et remercie les organisateurs par le biais d’un interprète en LSF traduit lui-même par une interprète sourde en LS « visuelle » (celle-ci suivait le discours du proviseur grâce à une « interprète sourde » qui travaillait en miroir.

Sirgit Steuperaert :

-« Sign’Loisirs a beaucoup travaillé pour organiser cette visite : contacts par mails, recherche des familles d’accueil etc. Le Collège a aidé aussi : visite, repas et l’apéro d’accueil. Mais le plus grand partie de l’organisation a été réalisée par Sign’Loisir en binôme avec les professeurs de classe bilingue. J’espère que cette action qui me semble évoluer positivement depuis l’année 2000 va continuer. »

6- 1ère partie : Apprendre les langues

Depuis quelques années il existe une correspondance écrite (par courrier mais aussi par mail ou msn) entre classes bilingues toulousaines et celles de Finlande. L’anglais, travaillé en classe, est la langue utilisée. Maintenant qu’ils se voient en chair et en os, ils n’utilisent pas les supports écrits mais la langue des signes pour discuter. Cette langue des signes particulière, intermédiaire entre la LSF et la Langue des Signes Finlandaise, se construit en partie de signes de chaque pays. Cette pratique est typique dans le monde des sourds lors des rencontres entre sourds étrangers. L’emprunt de vocabulaire d’autre langue avec insertion des signes iconiques permet aux sourds de se comprendre tout en fabriquant une « langue spéciale » qu’on peut nommer « troisième » langue. Nous allons voir un extrait où un professeur toulousain, Mary Laurent, enseigne l’anglais à son élève Johanna.

Avec les échanges de nouvelles, progrès en langues Johanna : « j’écris une lettre pour les élèves de Finlande. Je rédige en mettant mes idées. Mary corrige mes erreurs et j’envoie le courrier aux copains en Finlande » Nelli : « nous avons le même méthode avec l’aide de notre prof » Johanna : « si nous apprenons quelque chose en classe, nous pouvons l’indiquer dans notre lettre. C’est très utile de mettre en pratique ce qu’on a appris. Ca serait dommage de ne pas utiliser les connaissances acquises. Avec ces échanges de nouvelles, on peut aussi progresser en langue » Nelli : « après avoir terminé nos études secondaires en Finlande, on peut aller en Angleterre pour continuer là-bas. » Johanna : « je voudrais devenir réalisatrice et ça passe par une bonne maîtrise de l’anglais »

Webcam par msn : apprentissage de la langue des signes Johanna : « nous utilisons souvent msn pour communiquer après avoir longtemps utilisé le courrier » Nelli : « oui une lettre c’est long à écrire et à envoyer. Msn, c’est très rapide » Johanna : « hélas chez moi la webcam ne fonctionne pas » Nelli : « chez moi si » Johanna : « pour ma part, j’ai constaté des progrès en apprentissage de LS et de FSL suite à nos échanges »

7- 2ème partie : Apprendre les langues

Outre l’apprentissage de l’anglais, les élèves apprennent à utiliser Sign writing. Apparu en Amérique et répandu dans le monde, Sign Writing est une méthode expérimentale d’écriture des signes. Mariane Stumpf, venue du Brésil, a enseigné cette méthode aux élèves toulousains. Les élèves finlandais ont découvert Sign Writing avec étonnement lors de leur visite en France. A vous de voir.

Marianne Stumpf : « c’est comme ça qu’on écrit mon signe. Je n’habite pas en France. Je suis venu du Brésil qui se situe en Amérique du sud. Je reste en France pendant 6 mois afin d’enseigner le Sign Writing aux sourds de tout âge. En juillet je vais rentrer au Brésil et j’espère que l’apprentissage va continuer même après mon départ . » Note du traducteur : Juliette Dalle répète la même chose mais de manière plus iconique.

Marianne Stumpf : « c’est intéressant d’écrire la langue des signes, c’est une langue qui ne se vocalise pas » « Oui c’est bien les configuration « S », « O » et « B ». Qu’est-ce que j’ai écrit ? ... oui c’est une table.... Les symboles décrivent la forme des mains et leur mouvement... Faisons de petits exercices maintenant..... »

Marianne Stumpf : « oui vous avez bien écrit « nous sommes contents d’être à Toulouse » »

8- 3ème partie : Apprendre les langues

Le passage de LSF à la FSL (langue des signes finlandaise) nécessite la mise en place d’une chaîne de traduction. Par exemple si une personne s’exprime en LSF, on traduit son discours en signes proches de la FSL et puis en FSL. De la même façon avant de traduire une personne vers la LSF, on transforme la FSL en signes proches de la LSF. Nous avons demandé à trois personnes ce qu’ils pensent de cette chaîne de traduction : le Principal du Collège Mr BEGUE, l’adjoint de mairie de Ramonville Mr (ville ou se situe le collège) et une dame venue de rectorat.

Interviews de trois personnalités :

Mr Claude BEGUE Principal du Collège André MALRAUX : « La première fois, c’était pas aujourd’hui c’était lundi soir quand on a accueilli les familles aussi. C’était la première fois que je voyais une telle chaîne de traduction se mettre en place et effectivement, c’est un aspect tout à fait nouveau et tout à fait étonnant. Mais qui finalement fonctionne extrêmement bien. »

Mme Annick MARGOT Rectrice chargée de la coordination et du suivi du dispositif de la LSF : « Pour moi ça a été la première fois, et effectivement cette chaîne de traduction, traduction simultanée, c’est-à-dire que tout se fait quasi en temps réel, est relativement impressionnante et manifestement efficace, c’est-à-dire qu’il semble bien qu’il y ait peu de perte d’information, malgré les quatre étapes nécessaires pour arriver à ma -par exemple- compréhension. Donc c’est assez impressionnant ! »

Mr Daniel RIVALI Maire adjoint de Ramonville : « effectivement, cette chaîne de traduction m’a impressionné, vraiment, ce matin ; c’est la première fois que je voyais fonctionner une chaîne de traduction comme cela, et je trouve que c’est - tout à l’heure vous le disiez, Madame - je ne suis pas certain que des élèves qui s’expriment oralement, auraient autant de facilité à pouvoir échanger, et ça, ça m’a vraiment impressionné ; et je disais à l’instant la qualité de l’échange, mais ce qui m’a impressionné le plus dans cette manifestation, c’est cela justement, c’est cette capacité d’échanger aussi aisément je dirais, avec peut être quelques difficultés tout à fait naturelles, mais relativement aisément et ça, c’est vrai que ça m’a beaucoup impressionné. »

9- 4ème partie : Apprendre les langues

Suite de l’interview des trois personnalités :

Mr Daniel RIVALI Maire adjoint de Ramonville : « Je voudrais exprimer ma satisfaction de découvrir cet échange riche pour les élèves des deux nations, et ma satisfaction de voir le travail qui est réalisé derrière cette manifestation. J’ai bien compris que depuis 2000, il y a un travail de préparation qui a été fait et que ça a rebondi sur la Finlande pour des raisons qui m’échappent un peu, personnellement, mais qui mettent en avant la richesse et l’intérêt de cet échange, à travers les découvertes qu’ont exprimé les élèves, que ce soit les élèves finlandais d’une part ou les élèves français d’autre part. Donc je ne serai pas très long car je pense qu’on ne va pas avoir trop de temps, je préfère laisser la parole à Madame, et Monsieur BEGUE. »

Mme Annick MARGOT Rectrice chargée de la coordination et du suivi du dispositif de la LSF : « Eh bien, tout simplement, comme à chaque fois que des élèves font des échanges internationaux, je redis l’intérêt et la richesse, en terme d’ouverture et de richesse, et là tout particulièrement, j’ai été impressionnée par la capacité d’adaptation de ces enfants sourds et leur manière de rentrer en communication, à travers la langue des signes, avec une langue des signes étrangère de manière assez fluide, assez aisée, sans doute plus fluide et plus aisée que n’auraient pu le faire des enfants entre le français et le finlandais oral. Donc, impressionnée ... »

Mr Claude BEGUE Principal du Collège André MALRAUX : « Ça ressemble beaucoup à ce qu’on voit ... la place que prend l’anglais actuellement un peu pour tout le monde, où c’est le moyen de communication pour dénouer lorsqu’il y a des petits obstacles sur les langues ou sur la pratique des langues, de passage par l’anglais ; ça ressemble beaucoup à d’autres choses et ça aussi c’est un aspect intéressant qu’à travers, pour les élèves signants, on retrouve les mêmes démarches qu’on trouve pour les autres élèves. »

10- 1ère partie : Découvertes

La population de Finlande s’élève à 5 millions d’habitants dont 8000 personnes sourdes réparties sur un territoire assez étendu . La Langue des Signes Finlandaise (FSL) a été officiellement reconnue dans la Constitution en tant que langue vivante étrangère en 1995. Cette mention permet aux entendants de choisir la FSL comme langue enseignée lors des leurs études. Beaucoup des sourds travaillent au sein de la fédération de sourds finlandaise. Une majeure partie sont des sourds sont formateurs en FSL pour entendants. La nouvelle génération des sourds arrive : elle maîtrise de nouveaux métiers. Nous avons interviewé quelque jeunes sourds ainsi qu’un professeur sourd finlandais.

Juliette Dalle : « il vous reste encore combien des années d’étude ? » 1ère élève : « j’ai terminé le collège et le lycée et après je voudrais effectuer des études supérieures » 2° élève : « j’ai fait un année d’étude dans les médias et je souhaite continuer dans cette branche à la fac. » 3° élève : « je sais pas encore ce que je vais faire mais fac me séduit » 4° élève : « j’ai encore une années d’études générales, ensuite je veux étudier le métier d’électricien et travailler »

Juliette Dalle : « avez vous les sous-titres a la télé ? » 1ère élève : « pas complètement sauf les feuilletons américains qui sont tous en VO sous-titrés, les chaînes suédoises de news qui sont également sous-titrés. Les infos finlandaises sont sous-titrées à 17h et 20h30 » Note du traducteur : JD répète la même chose en LSF.

2° élève , retraduit par Juliette Dalle : « Il y a des actualités courtes en FSL à 5h40, et chaque samedi, les évènements importants sont développés dans une émission spéciale qui dure 10 min » Juliette Dalle : « Atttention aux faux-amis ! Pour eux le signe que nous utilisons en LSF pour dire « lundi » signifie en FSL « samedi » »

11- 2ème partie : Découvertes

Suite du discours avec les jeunes finlandais :

Juliette Dalle : « Chez vous dans le métro ou dans le train, existe t-il un moyen d’information adapté aux personnes sourdes ? Cela pourrait être utile en cas des problèmes » 2° élève : « hélas non mais il y a un nouveau service avec mobile en test. Si nous avons des problèmes il suffit d’envoyer message au centre de secours et l’aide ne tarde pas. On nous prévient également en cas de dysfonctionnement des transports. » Note du traducteur : Juliette Dalle traduit en LSF

Juliette Dalle : « Et quels sont les conditions pour obtenir ce service ? » 2° élève : « il faut s’inscrire auprès la compagnie responsable de chaque service de transport. Mais y a petit inconvénient, on nous envoie les infos sur le problèmes de métro à tout moment, même alors que nous sommes dans le train ou en avion . » 1ere élève « c’est l’Etat qui paie l’interprète lorsqu’on en a besoin dans n’importe quelle situation . » Juliette Dalle traduit en LSF et ajoute « Ici, c’est de notre poche qu’on doit payer l’interprétation. Ce n’est pas facile de tout. » 1ère élève : « Chez nous, il y a pas de problème pour avoir un interprète. Il suffit de demander et l’interprète vous sera fourni. »

12- 3ème partie : Découvertes-

2ème Suite du discours : JD « En France il y a peu des sourds issus de familles sourdes. La plupart des sourds ont une famille entendante. Quel est la situation en Finlande ? » 2° élève : « C’est pareil chez nous. Il y a très peu des sourds avec famille sourde et beaucoup avec famille entendante. On implante les sourds des naissance et même si ils utilisent les signes, la FSL tend à régresser. » Note du traducteur : JD répète la même chose mais en LSF 2° élève : « en fait, si on implante autant, c’est parce que gens pensent qu’on aura plus facilement accès à l’emploi. » JD « Ici on a commence implanter il y a très longtemps. Quand j’étais petite, on pratiquait déjà les implantations. Et chez vous l’implant cochléaire est il récent ? » 1ère élève : « Dans ma génération, il y a peu des sourds implantés par contre chez les enfants de 9-10 ans on en voit souvent. L’implantation « quasi-systématique » a commencé il y a 5 ans environ. » JD répète la même chose mais en LSF JD : « Ici on implante « en série » les enfants dès le plus jeune âge » 1ère élève : « Les sourds implantés ne fréquentent pas le groupe des sourds signants donc je sais pas vraiment s’ils sont nombreux »

(Les jeunes passent leur soirée en jouant le jeu « Jungle Speed »...)

13- 4ème partie : Découvertes

Interview de la professeur finlandaise Sana Makela Sana Makela : « J’enseigne l’anglais, la FSL, le finlandais (écriture et lecture), l’éducation physique et artistique ainsi que la biologie. A Helsinki, il y a plusieurs professeurs sourds. On enseigne l’anglais par écrit sans recourir à l’oral. Note du traducteur : [...] échange avec Mary Laurent, non traduit [...] C’est en FSL ou quelque fois en IS que j’enseigne. Si j’apprends comment on signe un mot en BSL je le transmets immédiatement aux élèves. »

Discussion entre Mary Laurent et Sana Makela : Sana Makela : « Les élèves sourds utilisent sur les mêmes livres que les entendants. Il n’existe des livres spécifiques pour les sourds. » Mary Laurent : « c’est pareil ici. On n’aime pas ces livres d’autant plus qu’il y a des k7 audio qui les accompagnent. J’utilise les livres de temps en temps sans beaucoup aimer mais cela aide pour apprendre du vocabulaire en lisant. La nécessité d’enrichir la langue des élèves avec de nouveaux mots nous pousse utiliser des extraits de textes des manuels »

Sana Makela « Oui dans certains extraits bien choisis, on peut trouver beaucoup de choses intéressantes. Je fais une sélection des textes. J’utilise ceux que je trouve intéressants pour les cours. Et les principales langues enseignées sont le finlandais (écrit et lu), la FSL et l’anglais. On peut aussi avoir en option une langue supplémentaire dont le suédois. »

14- 5ème partie : Découvertes

La surface de la Finlande est trois fois plus grande que la France. Elle se situe entre la Suède et la Russie. Occupée autrefois par la Suède, ce pays a dû changer de langue officielle : le Suédois a remplacé l’Anglais. Ensuite sous l’occupation russe, on a continué à parler Finlandais bien que le Suédois était toujours la langue officielle du pays. N’ayant pas encore obtenue une indépendance totale, la Finlande a cependant fait reconnaître la langue finlandaise comme langue officielle. Ce n’était qu’en 1911 que la Finlande a pris son indépendance. Même si le combat pour reconnaître langue finlandaise, le Finnois, comme langue à parité avec le Suédois a été long, il n’est pas réellement abouti à ce jour. Le Suédois reste la langue dominante à l’université et dans l’administration publique.

Sana Makela : « les langues enseignées aux entendants sont le finnois et le suédois, plus, en option, l’anglais, l’allemand ou le russe. Les personnes entendantes font leurs études en finlandais et suédois. Sans maîtriser ces langues, on ne peut pas faire d’études supérieures. Les sourds peuvent poursuivre leurs études dans les universités en Finlande à condition de maîtriser eux aussi le suédois.

Dans la constitution finlandaise, les deux langues sont reconnues comme langues officielles : le finnois et le suédois. Donc pour les sourds, il faut maîtriser 4 langues pour pouvoir faire les études supérieures : le finnois, le suédois, la FSL et l’anglais. Ce n’est pas facile du tout. Pour moi non plus.

C’est ma première visite en France. Ce pays est très charmant et je voudrais bien rester plus longtemps. J’espère revenir ici encore et encore. »

15- Remerciements

(A vous de voir le générique)

(info supplémentaire : Remerciements à Julia PELHATE et Juliette DALLE pour leur participation à l’organisation de la visite et à la traduction de Langue des Signes Française en langue des signes Internationale et langue des signes finlandaise.)

6 août 2010
 
 
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