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par Marylène CHARRIERE
Rediffusions des articles archivés pour le plaisir de voir et revoir.

Le Ministère de la santé organise une action de sensibilisation des femmes qui ont entre 50 et 75 ans sur le dépistage du cancer du sein. Le dépistage est gratuit.

Sommaire
- 1) Le dépistage du cancer du sein
- 2) Voici les différentes méthodes d’autopalpation du sein
- 3) Les traitements
- 4) La chimiothérapie


1) Le dépistage du cancer du sein

Le cancer est un développement de cellules susceptibles de devenir cancéreuses. Il arrive parfois qu’une cellule se multiplie de manière incontrôlée pour former une masse appelée : « tumeur ». Si une tumeur se développe et envahit les tissus sains, on l’appelle : « une tumeur maligne ». Cette expression signifie que le cancer s’est propagé de façon importante dans le sein. Si la tumeur est dite « une tumeur bénigne », alors ce n’est pas grave car les cellules ne se sont pas développées et multipliées. En fait le terme « tumeur maligne » est un synonyme du mot tumeur cancéreuse.

Comment repérer un cancer du sein ? Les signes cliniques.

Si vous remarquez :

- Une déformation du sein, quelque chose d’inhabituel
- Une rétractation ou une dilatation des mamelons
- Un saignement au niveau du mamelon
- Une grosseur
- Une fossette, une crevasse ou un sillon de la peau du sein
- Une modification de l’aspect de la peau : sa couleur qui s’est éclaircie ou assombrie, des taches marrons...

Si vous remarquez l’un de ses signes, il est conseillé de prendre rendez vous avec votre médecin.

Comment dépister au plus tôt ?

- L’autopalpation régulière par exemple au moment du bain ou au moment de s’habiller, en se regardant dans la glace permet de dépister une anomalie.
- Il faut bien sûr aller une fois par an chez son gynécologue, il vous palpera les seins et sera en mesure de détecter une anomalie. Vous pouvez aussi vous rendre chez votre généraliste qui effectuera le même examen.
- Si une anomalie est détectée, il faut aller rapidement faire une mammographie.
- S’il y a eu des cas de cancer du sein dans votre famille, il est conseillé de faire une mammographie à partir de 35 ans ou même parfois avant si les risques héréditaires sont importants ainsi, vous serez tranquillisés. Si dans votre famille votre mère ou votre tante par exemple ont eu un cancer du sein durant leur jeunesse, vous pouvez effectuer des mammographies de contrôle à partir de 20 ans et ceci, tous les 2 ans.
- Chez les femmes de moins de 50 ans, l’autopalpation est recommandée, ainsi qu’un examen clinique par son médecin ou son gynécologue chaque année. A partir de 40 ans, une mammographie est à faire tous les 4 ans pour celles qui n’ont pas d’antécédent.
- Après 50 ans, on doit effectuer une mammographie tous les 2 ans.

2) Voici les différentes méthodes d’autopalpation du sein

Je ne vais pas vous expliquer précisément comment procéder, chacun le fait à sa manière. C’est à effectuer au minimum une fois par mois. Si vous sentez quelque chose d’anormal, le mieux est d’aller immédiatement chez votre gynécologue. C‘est facile à faire. Par exemple, lorsque vous prenez votre douche, vous pouvez faire votre auto-examen régulièrement. Chacun connaît son propre corps, il est plus aisé d’y repérer une anomalie.

« Pourquoi moi ? »

Le cancer du sein est une maladie qui touche uniquement les femmes ; pas les hommes bien entendu puisqu’ils n’ont pas de sein. Environ 1 femme sur 11 risque d’être atteinte du cancer du sein. Il y a 30 000 nouveaux cas par an, ce qui est énorme, et 11 000 décès par an. Soit parce qu’on a pas réussi à les soigner, soit parce que leur cancer a été dépisté tardivement. Certains cancers sont d’origine héréditaire. L’âge augmente les risques de voir se développer un cancer. A partir de 40, 50 ans, les risques d’avoir un cancer augmentent, alors que les jeunes femmes sont moins touchées. En réalité, dans la plupart des cas, on ne connaît pas la cause du cancer du sein. Je vous expliquerait par la suite les facteurs de risque. Le profil hormonal peut modifier le risque qui peut alors s’avérer plus élevé au moment de la ménopause (cessation des règles). L’âge auquel on a ses premières règles, si cela arrive tôt ou tard, le fait d’être enceinte ou d’allaiter...tous ces événements provoquent des modifications hormonales. C’est ce qu’on appelle : « la vie hormonale ». Or, chacun a une vie hormonale qui lui est spécifique. Par exemple, si on a ses premières règles tardivement, cela signifie donc que la vie hormonale de l’organisme a commencé plus tard (au moment des règles), et la période ou l’organisme n’avait pas d’hormones a donc été plus longue. Inversement, pour une jeune fille qui a ses premières règles précocement, à 9 ans par exemple, ses seins pousseront tôt puisque la poussée mammaire est liée à la vie hormonale. Dans ce cas là, les risques d’avoir un cancer du sein sont accrus.

Dans le cadre bleu sont inscrits les facteurs de risque les plus importants.

- Tout d’abord l’âge : c’est approximativement à partir de 50 ans que les risques sont plus élevés.
- Le pays : les risques d’avoir un cancer du sein ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre. Cela dépend de la nourriture consommée mais aussi du rythme de vie.
- L’hérédité : cela dépend du patrimoine génétique des familles. S’il y a déjà eu des cancers du sein avant la ménopause dans la famille, les risques d’avoir un cancer sont plus importants.

Dans le cadre beige sont répertoriés les risques de moindre importance.

- Si on a eu ses règles précocement, avant 12 ans, les risques sont accrus.
- Les femmes tardivement ménopausées, après 55 ans, encourent aussi des risques plus importants.
- Les femmes qui n’ont jamais allaité leur enfant ou qui l’ont allaité moins de 6 semaines sont plus exposées au risque du cancer du sein. Des recherches ont en effet démontré que l’allaitement diminuait les risques sans cependant les éviter. Les femmes qui ont eu leur premier enfant tardivement vers 40 ans ont plus de risques de développer un cancer du sein
- La consommation d’alcool augmente également les risques.

Dans le cadre vert sont répertoriés les risques possibles mais qui demeurent exceptionnels :

- Une consommation de graisse pourrait dans certains cas augmenter les risques.
- La pilule contraceptive serait également un facteur possible de risque. Bien entendu, ce n’est pas parce qu’on a pris la pilule qu’on va avoir de façon certaine un cancer du sein. Mais, si on a pris un contraceptif oral durant une longue période et, qui plus est sans interruption, les risques seraient plus importants.

Au cours de recherches sur ce sujet, on a pu observer que les risques d’avoir un cancer du sein semblent plus élevés lorsqu’on mange beaucoup de graisse (ceci dépend des habitudes alimentaires du pays), ou lorsqu’on prend la pilule, ou lorsqu’on prend des hormones au moment de la ménopause. On ne connaît cependant pas précisément les causes de l’augmentation du risque dans ces cas là, et il n’a pas été prouvé que ces 3 facteurs soient la cause directe du cancer du sein. Si ces 3 facteurs de risque sont cumulés, on a observé des risques accrus. On peut aussi remarquer que ces 3 facteurs sont spécifiques à la vie dans nos société modernes, les risques sont peut être liés au mode de vie dans les pays riches. Ce sont des hypothèses et, il est quand même important de prendre un contraceptif oral pour éviter de tomber enceinte. Il faut juste surveiller de près les femmes qui ont eu une première grossesse tardive, celles qui ont été réglées précocement, et celles qui ont été tardivement ménopausées. On sait tout de même que les hormones ont tendance à favoriser le développement des cellules cancéreuses.

Ce qui est inscrit dans le cadre jaune ne provoque pas le cancer du sein.

- Un choc violent sur le sein ne favorise pas l’apparition du cancer du sein même s’il peut provoquer d’autres problèmes : traumatismes, déchirures...
- Le stress, un événement douloureux : deuil dans la famille, divorce...n’augmentent pas les risques.
- Une exposition prolongée au soleil ne favorise pas le cancer du sein mais, augmente les risques d’avoir un cancer de la peau. C’est pour cela qu’il est important de se protéger en appliquant de la crème solaire.
- La consommation de tabac n’a rien à voir avec le cancer du sein, mais elle favorise le cancer du poumon.

3) Les traitements

Il existe plusieurs traitements pour guérir un cancer du sein. Il faut choisir le traitement le plus adapté pour chaque femme, en fonction de la tumeur cancéreuse. Ce n’est pas la patiente qui choisit son traitement. Nous expliquerons chacun de ces traitements plus en détail après les avoir énumérés :
- La chirurgie.
- La radiothérapie (émission de rayons).
- La chimiothérapie (prise de médicaments).
- L’hormonothérapie (prise d’hormones). Selon la gravité du cancer, selon la patiente, le corps médical choisit le traitement le plus adapté. Le choix du traitement est toujours le résultat d’un travail d’équipe : le cancérologue, le gynécologue, le chirurgien et le radiothérapeute se concertent pour décider du traitement en fonction de l’état de la tumeur et du profil de la patiente (âge, mode de vie...). L’un d’entre eux (le gynécologue ou le généraliste par exemple) devient le référent de la patiente, mais ils continuent de suivre le dossier conjointement.

Les interventions chirurgicales. Le traitement chirurgical consiste à ôter la tumeur cancéreuse. Il y a 2 types d’ablations :
- La tumorectomie (ablation partielle) : seule la zone tumorale ainsi que quelques ganglions de l’aisselle sont enlevées.
- La mastectomie (ablation totale) : lorsque le cancer est très développé, c’est tout le sein ainsi que les ganglions de l’aisselle qui sont enlevés. Les ganglions jouent un rôle important dans le cancer du sein. En effet, de minuscules cellules peuvent être malignes et contaminer d’autres parties du corps. Par l’intermédiaire de ces ganglions, un cancer du sein peut provoquer l’apparition de métastases au niveau des poumons, du cerveau et des os. D’autres parties du corps comme la peau peuvent aussi être atteinte. C’est pour cela qu’il faut rapidement enlever ces ganglions.

4) La chimiothérapie

La photo devrait présenter une femme, mais nous n’avons trouvé que des photos d’homme sur ce sujet. Le traitement par la chimiothérapie se fait directement par injection, le plus souvent par voie intraveineuse (les veines sont les vaisseaux sanguins qui remontent vers le cœur). Le traitement détruit les cellules cancéreuses. La chimiothérapie provoque souvent des effets secondaires indésirables, tels que des vomissements ou la perte des cheveux etc. Le traitement par chimiothérapie a beaucoup progressé. On sait maintenant prévenir les effets secondaires pour les diminuer. Par exemple, beaucoup de femmes craignent de perdre leur cheveux ; on peut alors poser un casque réfrigérant sur le crane, qui limite la perte des cheveux.

La radiothérapie. A ne pas confondre avec la radiographie. Avec ce traitement, il s’agit d’exposer les cellules cancéreuses du sein à une émission de radiations, pour les détruire. C’est une forme de traitement alternative qui s’offre au médecin. Ce traitement se déroule généralement en plusieurs séances. Pour être sûr d’éradiquer un cancer, il convient d’abord de voir au microscope l’état d’avancée des cellules cancéreuses. En fonction des résultats, le traitement sera déterminé. Plusieurs traitements sont envisageables : La chirurgie, souvent pratiquée permettant d’évaluer le stade d’évolution de la maladie et de décider d’un traitement adéquat. Ensuite, selon les résultats, il pourra être envisagé une chimiothérapie (injection de médicaments) complémentaire à de la radiothérapie, ou encore l’hormonothérapie.

L’hormonothérapie. Dans le cancer du sein, certaines cellules cancéreuses possèdent des récepteurs hormonaux. Quand ces cellules entrent en contact avec certaines hormones, cela favorise la prolifération des cellules cancéreuses. Dans ce cas, il est possible de prendre des médicaments qui neutralisent les récepteurs, pour contenir la tumeur.

20 août 2010
 
 
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