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  Accès à l’information : 700 personnes mobilisées pour le congrès de l’UNISDA  
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par Marylène CHARRIERE

Le 18 janvier 2007, l’UNISDA a tenu son congrès à la Cité des sciences et de l’industrie. Des représentants du gouvernement et des pouvoirs publics, des associations de personnes sourdes ou malentendantes, des formations politiques et de l’audiovisuel, sont intervenus devant 700 personnes sur le thème de l’accessibilité de l’audiovisuel : télévision, cinéma français, DVD, publicité, communication publique et campagnes électorales. L’équipe de WebSourd, avec le soutien de l’UNISDA, vous invite à découvrir le reportage.

Sommaire
1- Introduction (04’16’’)
2- Quelques extraits des intervenants (04’25’’)
3- Quelques brèves (02’47’’)
4- Et l’accès à l’information en langue des signes ? (02’37’’)
5- Un événement particulier pendant le Congrès : la présence de 1er Dauphine de Miss France (01’26’’)
6- Quelques interviews (10’41’’)
7- Même sujet sur le sous-titrage (19’’)
8- Quelques liens utiles (01’41’’)

Par MC et JB

1- Introduction (04’16’’)

Sont intervenus, entre autres : Philippe Bas, ministre délégué aux Personnes handicapées, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication, Dominique Baudis, président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, Patrick Gohet, délégué interministériel aux Personnes handicapées, Ségolène Royal, candidate du parti socialiste à l’élection présidentielle. Les parlementaires Marie-Anne Montchamp, députée UMP, Hélène Mignon, députée PS et vice-présidente de l’Assemblée nationale, Nadine Morano, députée UMP et porte-parole de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l’élection présidentielle, et Nicolas About, sénateur UDF, ont également participé au congrès de l’UNISDA.

Les représentants des chaînes (France Télévision, TF1, M6, Canal +, la chaîne parlementaire), du CSA, des formations politiques, du Centre National de la Cinématographie (CNC) et de l’industrie du cinéma, des professionnels du sous-titrage et du recours à la Langue des Signes, des régies publicitaires, sont intervenus aux différentes tables rondes, aux côtés des représentants associatifs.

Ces interventions et échanges ont permis d’aboutir à l’adhésion de tous aux principes de l’accessibilité de l’information, notamment par l’application de la loi du 11 février 2005 en ce qui concerne les programmes télévisés ; elles ont aussi permis de dégager des propositions et des engagements des différents acteurs. Les actes du congrès et une synthèse de ces annonces seront prochainement disponibles sur le site de l’UNISDA.

Forts de la réussite de ce congrès, les membres de l’UNISDA poursuivront leur mobilisation dans les semaines à venir, notamment pour veiller à ce que l’accessibilité des campagnes électorales soit une réalité dès les élections de 2007.

2- Quelques extraits des interventions (04’25’’)

Nous vous présentons des extraits que nous avons choisis :

L’accès à la télévision : le sous-titrage à 100% en 2010

Dominique Baudis, président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) (01’13’’) :

"L’objectif final qui est posé par la loi, c’est, vous le savez, en 2010, l’accessibilité de la totalité des programmes des chaînes dépassant 2,5 % de l’audience, c’est-à-dire accessibilité de la totalité des programmes des chaînes bénéficiant d’une large écoute et d’un large public. Sachez que le CSA veillera attentivement au respect des conventions, des cahiers des charges et à l’application de la loi."

En 2007 à priori, l’accès aux campagnes électorales pour les citoyens sourds et malentendants

Philippe Bas, ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille (01’49’’) :

"L’accès à l’information, le sous-titrage, c’est bien plus qu’une simple réforme de circonstance, c’est un enjeu majeur pour favoriser un exercice libre et responsable de la citoyenneté pour tous. Et c’est d’autant plus vrai que l’année 2007 verra deux grandes échéances électorales. Je demande aux présidents des chaînes de télévision qui diffusent de l’information de rendre accessibles à chacune et à chacun de nos concitoyens handicapés, et particulièrement aux personnes sourdes et malentendantes, au-delà des émissions des campagnes officielles elles-mêmes, tous les programmes, tous les programmes relatifs aux campagnes électorales à venir. Je leur ai adressé hier une lettre très ferme leur demandant de me confirmer que le dispositif nécessaire sera bien mis en place. Je serai, et avec moi tout le gouvernement de Dominique de Villepin, extrêmement vigilant sur ce point."

L’accès au cinéma et au DVD : le sous-titrage en amont de la post-production

Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture et de la Communication (01’23’’) :

"J’ai à cœur de rendre le cinéma accessible à tous les publics. Le Centre national de la cinématographie (CNC) a réuni dernièrement, avec la participation du Conseil supérieur de l’audiovisuel, un groupe de travail rassemblant des professionnels de l’industrie cinématographique afin de poursuivre une réflexion sur les pistes à explorer pour le sous-titrage des films. Il me paraît notamment essentiel que l’obligation de sous-titrage s’impose à toute la chaîne d’exploitation du film, qu’il s’agisse des salles, du DVD et de la diffusion télévisée. Le ministère de la Culture et de la communication œuvre pour qu’il soit réalisé dès la post-production et ainsi attaché au film et à la chaîne des droits. Je souhaite, enfin, encourager les salles à s’équiper en matériel adapté."

3- Quelques brèves (02’47’’)

La semaine du sous-titrage s’est déroulée du 15 au 20 janvier 2007 à la Cité des Sciences. Cette semaine-là, il y avait aussi la 4è édition de "la semaine du Son 2007" à Paris, "pure coïncidence" selon Jérémie BOROY président de l’UNISDA.

Le BUCODES, union nationale de 25 associations de Devenus Sourds et Malentendants, ont pris une part active, à travers toute la France, à la semaine du sous-titrage. Avec la participation de l’UNISDA, les associations membres et leurs adhérents se sont mobilisés pour faire connaître les objectifs de cette manifestation. Les deux principes essentielles étant, d’une part, l’améloration rapide de la qualité du sous-titrage et d’autre part, la mise au point d’une meilleure information du public. Selon eux, les personnes devenues-sourdes sont, pour la plupart, des personnes qui perdent l’ouïe avec l’âge et qui ne savent pas comment fonctionne le sous-titrage télétexte ou ne connaissent même pas son existence ! Ils se contentent de regarder les programmes sans comprendre... l’UNISDA a lancé une campagne d’information "Faites le 888" sur "le mode d’emploi du 888" en direction des chaînes et des journaux de la presse télévisées.

L’accessibilité du public à la télévision et à la VOD (la vidéo à la demande) sur Internet n’a pas été beaucoup abordée, à part la présentation des services de WebSourd qui ont recours à la NTIC (nouvelles technologies de l’information et des communications). Il esg également regrettable que la question de la TNT (Télévision numérique terrestre) à propos de l’accessibilité à l’audiovisuel n’ait pas été plus dévelopée ; car, sur ce point, le public attendait des réponses. Par exemple la mise en place, via la télécommande, d’un choix entre le sous-titrage et la langue des signes.

4- Et l’accès à l’information en langue des signes ? (02’37’’)

Au congrès, les intervenants n’ont pas beaucoup parlé de l’accessibilité en langue des signes que ce soit au niveau de la télévision, du cinéma, des DVD ou même de la publicité. Pour information, il existe deux formes d’accessibilité en langue des signes : la traduction ou l’interprétation (comme Télématin) et la présentation directement en LS (comme l’Oeil et la Main). En régle générale, selon nos publics, ils pensent le mieux que la traduction en LS est réservé aux programmes d’informations, et la présentation en LS pour les émissions thématiques (la jeunesse, documentaires, etc). En ce qui concerne le cinéma ou les DVD, pour nos publics, il est plus judicieux de recourir au sous-titrage qu’à la traduction en LS.

Depuis des années, l’insertion du médaillon de l’interprète sur le petit écran n’a cessé de changer. Il est actuellement réduit à un petit cercle en bas à droite de l’écran (contrairement au volet droite qu’il occupait auparavant). Seules trois émissions télévisées ont recours à la langue des signes :
 "Télématin", sur France 2, qui propose deux journaux (à 6h30 et 8h45) de 5 minutes chacuns traduits en langue des signes et sous-titrés.
 les "Questions au gouvernement" sur France 3
 "L’Oeil et la Main", émission de 26 min proposant des documentaires sur la surdité et le monde des Sourds diffusé sur France 5, 3 semaines sur 4, le samedi à 09h25 (rediffusion le mercredi à 08h40).

Avant la clôture du Congrès, l’UNISDA a prévu que les téléspectateurs sourds et malentendants n’ont accès qu’à 2 heures de programmes en LS par rapport aux tous les programmes télévisés.

La loi du 11 février 2006 impose 100% de l’accessibilité à l’audiovisuel c’est-à-dire, elle ne dit pas seulement 100% de sous-titrage. Cela comprend le recours au 100% du sous-titrage mais également au 100% de la langue des signes. En Angleterre, la loi oblige que 5% de l’information soit accessible en langue des signes. Ici en France, la télévision n’est pas encore adaptée à la langue des signes... Les Sourds devriaient attendre au delà de 2010 lorsque la langue des signes deviendra systématique à 100% ou que les associations des sourds se mobilisent pour accélerer autant le processus de 100% de langue des signes que celui du sous-titrage dans la loi française.

5- Un événement particulier pendant le Congrès : la présence de 1er Dauphine de Miss France (01’26’’)

Sophie Vouzelaud, première dauphine de Miss France et malentendante, élue ambassadrice de l’accessibilité à la télévision (par nos publics), a assisté toute la journée au congrès. Elle était accompagnée de sa mère, ex-mannequin, et son petit ami Davy formateur en langues des signes. Elle fut vivement sollicitée par ses fans qui lui demandaient son précieux autographe ainsi qu’une pose photo avec elle. Le même jour, l’hebdo "télé 7 jours" offrait au public son numéro 2434 dans lequel figure une interview de Sophie Vouzeland. 1ère dauphine de Miss France.

6- Quelques interviews (10’41’’)

Nous vous présentons quelques extraits des interviews du public ainsi que des représentants des associations nationales des sourds :

Jérémy BOROY, président de l’UNISDA (02’06’’) :

"Le bilan de ce congrès est très positif. La salle était pleine : cela montre bien que les sourds se sentent impliqués et souhaitent que le sous-titrage se développe. C’est en effet ce qui permettra une entière accessibilité, en premier lieu dans le domaine de l’information mais aussi au niveau culturel, politique, etc. Je suis ravi également que des personnalités politiques, telle que Ségolène Royal, candidate à l’élection présidentielle, soient venues. Elles ont ainsi vu que de nombreux sourds ont participé à ce congrès. En ce qui concerne les points forts de ce congrès, je citerai déjà la présence de grandes chaînes de télévision comme TF1, France Télévisions, Canal + et M6. Cela prouve que tous ont la volonté d’appliquer la loi et je trouve ça rassurant. En ce qui concerne la culture, la présence de réalisateurs et de productions cinématographiques a prouvé que les films et les DVD seront de plus en plus accessibles et qu’on ne nous oubliait pas. Enfin, dans le domaine politique, il était important que les personnalités sachent que l’électorat sourd existe. C’est de leur devoir maintenant de faire des campagnes accessibles, de diffuser les informations auprès des sourds : ainsi, chacun pourra pleinement choisir son candidat. L’organisation d’un tel congrès a permis aux personnalités politiques de prendre conscience de l’électorat sourd d’autant plus que les présidentielles approchent. On le sait, pendant la période qui précède les élections ont lieu de nombreux débats politiques télévisés où les candidats présentent leur programme et les choix sociaux pour la France. En général, vu que les associations de sourds restent invisibles aux yeux des politiques, les campagnes ne leur sont pas accessibles. C’est pour cela qu’il était important d’organiser ce congrès où de nombreux médias étaient présents : les politiques ont enfin pu voir que l’électorat sourd existait."

Philippe BOYER, président de la FNSF (02’27’’) :

"En France, on est en retard au niveau de la diffusion de la langue des signes : elle est très peu représentée à la télévision. Obtenir un sous-titrage complet avant 2010 n’est pas une rêve, il me semble que ça va ainsi arriver, de même, je ne pense pas qu’on verra beaucoup de langue des signes à la télévision avant 2010. Cependant, avec la TNT, dont on a très peu parlé au congrès, je pense qu’il serait peut-être envisageable d’avoir une chaîne numérique en Langue des Signes pour les sourds. Ce n’est pas si grave que le congrès n’ait pas abordé le sujet... Les différentes chaînes présentent le sous-titrage comme un progrès visant à s’adapter aux différents publics, alors que je sens bien qu’elles sont forcées de le faire. Elles donnent l’impression que le sous-titrage vient d’une volonté de leur part, mais c’est la loi qui l’exige et elles doivent s’y conformer, ce n’est pas vraiment un choix volontaire. Bien sûr, on rencontre des personnes motivées pour faire changer les choses, mais c’est au niveau de la direction des chaînes que cela freine. Ceci dit, je suis ravi qu’une telle loi existe, car elle signifie que des progrès sont possibles et que l’on peut insister pour que le sous-titrage se développe. Les chaînes disent qu’elles comprennent la nécessité du sous-titrage et promettent de le mettre en place mais ce ne sont que des paroles, puisqu’elles n’en sont pas encore convaincues. Mais une fois qu’elles appliqueront la loi, elles se rendront peut-être compte que, même si au début on les y a forcé, cette action sera positive pour elles. En ce qui concerne la langue des signes à la télévision, c’est plus compliqué. Faire appel à des interprètes reviendrait peut-être moins cher que de mettre en place des mesures de sous-titrage mais pour l’instant, les chaînes n’en parlent pas. En ce moment on parle d’un chiffre de 5% d’émissions en langue des signes française qu’il serait possible d’atteindre en 2010, mais on peut commencer dès maintenant à essayer d’augmenter ce taux avant 2010 si c’est possible."

Isabelle LOMBARD, présidente de l’AFILS (01’29’’) :

"Le sous-titrage n’a pas vraiment de lien avec le travail de l’interprète. Mais nous, les interprètes, nous faisons partie d’associations afin de militer pour l’accessibilité, car l’accessibilité, ce n’est pas seulement le sous-titrage, c’est aussi la langue des signes. C’est pour cela que nous sommes présents et que nous participons à ce combat. Nous souhaitons également que le métier d’interprète soit reconnu car je pense que les entendants tout comme les Sourds manquent d’informations sur ce sujet, d’où l’importance de notre présence a cette journée. La télévision fait de plus en plus appel aux interprètes, de plus un des adjoints au maire de paris est Sourd, donc la présence d’un interprète est nécessaire. Mais on se dit que l’interprète est là pour l’adjoint au maire et on ne pense pas aux gens qui regardent. Il y a des problèmes techniques, de placement, ou la caméra pour l’interprète n’est pas prête ou on oublie l’incrustation ou encore la camera balaye l’assemblée et on ne pense pas aux personnes sourdes qui regardent. De tout cela découle une interprétation incomplète et donc un manque d’information. Il faut expliquer aux gens qui travaillent dans l’audiovisuel, aux animateurs, aux présentateurs mais aussi aux techniciens, comment on travaille lorsqu’il y a un interprète."

Gil HACHANI, professionnel audiovisuel (03’21’’) :

"J’ai eu l’occasion d’aller dans une entreprise de sous-titrage, Red Bee Media, à Londres. Il serait intéressant de créer une antenne de cette société en France. Pour cela, Jeremy Boroy a rencontré des personnes susceptibles de nous aider dans la création de ce projet. J’étais présent car je filmais l’entretien. Le projet a été présenté avec enthousiasme mais malheureusement les personnes que nous avions en face semblaient ne pas être très ouvertes à nos propositions. Ils nous ont répondu que ce genre de technique n’était pas adapté pour la France et que ce n’était pas intéressant. Nous avons compris pourquoi nous n’avions pas réussi à les convaincre. Nous aurions dû présenter les Sourds, expliquer quels sont leurs besoins réels et leurs revendications. Nous avons présenté un projet alors que nous aurions dû présenter cela comme une nécessité, un complément de ce qui existe déjà. En Angleterre l’UNID, l’équivalent de l’Unisda en France, a fait pression sur le gouvernement afin que des lois soient créées en faveur des Sourds. Jusqu’à présent en France rien n’a été fait. Heureusement l’Unisda commence à se mobiliser pour que des choses concrètes soient réalisées. Le montage de la vidéo qui a été présentée ce matin a été fait par la société Red Bee Media que j’évoquais tout à l’heure. Je tenais spécialement à les remercier pour le travail qu’ils ont réalisé gratuitement. L’objectif était de promouvoir un travail de sous-titrage de qualité. Et il est vrai que lorsque j’ai vu le travail qui à été fait ce matin sur la vidéo, j’ai trouvé cela incroyable ! Récemment je suis allé en Amérique ainsi qu’en Angleterre visiter la BBC. L’Unisda m’a demandé de faire un reportage pour le présenter aujourd’hui, et j’ai été incroyablement surpris par tout ce qui est mis en place pour l’accessibilité que ce soit dans les bars, dans la rue ou bien à Time Square, la célèbre place de New York. D’ailleurs à Time square, j’ai été captivé par toutes ces images. Tout était sous titré ! Même les entendants profitaient des sous titre puisque qu’il y avait tellement de bruit qu’ils ne pouvaient pas entendre le son... Tout était sous-titré : les chansons, la publicité... j’ai vraiment trouvé ça fabuleux ! Par contre à la télévision américaine il n’y a jamais d’interprète en incrustation, alors que la BBC propose environ 5% de ses émissions avec un interprète et 95% sont sous-titrées. En Angleterre, leur système est vraiment incroyable, il faut que je vous raconte. En Angleterre et en Amérique les gens regardent énormément la télé. Ils la regardent environ 4 ou 5 heures par jour, ici en France la moyenne est de 2h30. Les chaînes anglaises se sont demandées comment elles pouvaient sous-titrer leurs émissions 24h/24h. Elles ont donc créé un partenariat avec les chaînes américaines et australiennes. Ces 3 pays échangent régulièrement leur travail et peuvent ainsi proposer aux téléspectateurs du sous-titrage 24h/24h. J’ai trouvé ça très intéressant, c’est un système économique, il fallait y penser !"

Michel BRAUN, parent d’enfant sourd issu de la 5ème génération de famille sourde (01’18’’) :

"J’ai rencontré Jeremie BOROY et j’ai tenu à le féliciter pour le congrès. Mais pour moi, il y a eu un grave oubli : l’accessibilité pour les enfants sourds. Je suis issu d’une famille sourde et j’ai moi-même une fille sourde. Quand ma fille était petite, elle regardait régulièrement l’émission « Mes mains ont la parole », elle comprenait parfaitement puisque cette émission était dans sa langue maternelle. Par contre lorsque c’était une émission sous-titrée, ma fille ne comprenait pas. J’étais obligé de lui expliquer en langue des signes pour qu’elle puisse suivre. Je pense que le sous-titrage n’est pas adapté aux enfants sourds, et c’est ça que j’ai tenu a dire à Jeremy BOROY. En ce qui concerne le sous-titrage, je pense que c’est une solution adaptée pour les films. Mais pour tout ce qui est journaux d’information télévisés, que ce soit sur Canal +, TF1 ou encore LCI, je pense que la meilleure solution est la Langue des Signes."

7- Même sujet sur le sous-titrage (19’’)

Vous pouvez consulter l’information "La télévision n’est pas faite pour les Sourds ni pour la langue des signes" que WebSourd a diffusé ici dans la rubrique "S’informer"/ "Actualités sourdes".

8- Quelques liens utiles (01’41’’)

Médias sous-titrés, militant pour l’accessibilité des médias pour sourds et malentendants, vous propose de retrouver quelques-uns des discours prononcés lors de cette journée en attendant son compte-rendu complet du congrès de l’UNISDA photos à l’appui. Voici le lien vers son site

Vous pouvez consulter l’interview complète de Sophie Vouzeland, 1ère dauphine de Miss France, et un résumé des encadrés des 3 pages consacrées au sujet que le magazine "Télé 7 jours" a proposé : www.medias-soustitres.com

Vous pouvez commander ce magazine en ligne au prix de 0,95€ chez le site de Télé 7 jours : www.relay.fr

Pour en savoir plus sur le BUCODES, cliquez sur ce lien du site : http://bucodes.free.fr

Pour plus d’information sur le Congrès de l’UNISDA, ci-joint le lien vers son site : www.congres2005.unisda.org

(Coproduction avec l’UNISDA)

13 février 2007
 
 
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